Abdennour Bidar: Un Islam pour notre temps
L'islam a-t-il besoin d'une réforme? Les musulmans ont-ils le droit de réformer l'islam? Et si oui, par quels moyens? L'hypothèse de ce livre est que les musulmans aussi sont maintenant, tout autant que les autres, des hommes modernes, des citoyens du monde: il leur est impossible de faire semblant d'ignorer cette modernité qui les atteint, les imprègne et transforme un peu plus chaque jour leur vision du monde et leurs conditions de vie. L'islam doit accueillir cette modernité sans crainte, en particulier ses grandes valeurs de liberté, d'égalité, de tolérance, de séparation du religieux et du politique... Il doit à l'inverse abandonner des prescriptions de sa Révélation qui datent d'un temps révolu. Il ne doit pas seulement le faire pour s'adapter au monde moderne, mais parce que le monde moderne représente lui-même un événement spirituel, un moment favorable, une lumière qui peut éclairer l'islam et l'aider à se trouver, à créer un islam pour ce temps. A tous ceux qui s'interrogent sur l'avenir de l'islam, aux musulmans troublés par la modernité ou en réaction contre elle, ce livre indique comment le monde moderne peut devenir, au contraire, signe de Dieu pour eux. Et ce qu'ils peuvent à leur tour apporter à ce monde s'ils entrent dans cette démarche de réforme.
Amadou Hampâté Bâ : Vie et Enseignement de Tierno Bokar : Le Sage de Bandiagara
Par un de ses disciples, la vie, la parole et les enseignements d'un maître soufi d'allégeance hammaliste qui a marqué son pays, le Mali, de sa forte influence au début de ce siècle.
Faouzi Skali, Eva de Vitray-Meyerovitch: Jésus dans la tradition soufie
Des maîtres soufis aussi éminents que Rûmi ou Ibn 'Arabi ont vu en Jésus le " Sceau de la sainteté ", tout comme Muhammad est le " Sceau de la prophétie ". Faouzi Skali, spécialiste reconnu du soufisme et membre d'une confrérie, avait amorcé une recherche sur ce thème au côté d'Eva de Vitray-Meyerovitch, qui a beaucoup contribué à faire connaître la mystique musulmane en Occident. Il rapproche ici Evangile, Coran et textes mystiques pour dresser le portrait d'un Jésus qui nous invite à la religion du cœur, par-delà les barrières confessionnelles. Le dialogue incessant des monothéismes y trouve l'une de ses expressions les plus belles et les plus actuelles
Mawlânâ Djalal al-Din Rumi et Eva de Vitray-Meyerovitch: Le Livre du dedans : fihi-mâ-fihi
Djalâl al-Dîn Rumî, Eva Vitray-Meyerovitch: Les Quatrains de Rumi
Mawlânâ Djalal al-Din Rumi, Eva de Vitray-Meyerovitch: Rubâi'yât
Muhammad Ibn Alî Muhyî al-Dîn Abû Abd Allâh Ibn'Arabî et Maurice Gloton: Traité de l'amour
Arnaud Desjardins, Peter Fenner, Philippe Haddad, et Cheikh Bentounès: La transmission spirituelle
Ibn Atâ' Allâh, Eric Geoffroy: La Sagesse des maîtres soufis
Eric Geoffroy : L'instant soufi
Confidences d'un Disciple
Martin Lings : Un saint soufi du XXe siècle : Le Cheikh Ahmad Al-Alawî
Ce livre de Martin Lings nous fait découvrir le maître soufi Cheikh Ahmad al Alawi de Mostaganem (Algérie). Il est fondateur de l'ordre Alawiya. On trouve dans ce livre la biographie de ce maître (peu connu en occident) ainsi qu'un exposé de sa doctrine qui est au coeur même de l'Islam. Sont aussi présentées les oeuvres du Cheikh avec quelques extraits de ces poésies qui nous montrent la richesse de son savoir et la simplicité de sa personne. C'est en lisant Frithjof Schuon qui a connu le maitre que je suis venu à lire ce livre. A conseiller à tous ceux qui s'interessent au soufisme ou plus généralement à l'ésoterisme.
Cheikh Bentounes: le soufisme, coeur de l'islam
Apparu au VIIe siècle, le soufisme est le courant ascétique et mystique de l'islam fondé sur la filiation de maître à disciple. Méconnu du grand public, il propose une voie spirituelle qui rassemble, dans sa doctrine comme dans sa pratique, des influences chrétiennes, hindoues et zoroastriennes. Le cheikh Bentounès présente ici une partie de cet enseignement et nous fait partager son expérience spirituelle, proposant ici un islam généreux et serein, loin des images de violence auquel il est trop souvent associé aujourd'hui
Adda Bentounès : La fraternité des coeurs
Composé d'extraits d'articles de journaux (El Morchid, Les Amis de l'Islam) et de correspondances, ce livre révèle combien le Cheikh Hadj'Adda Bentounès (1898-1952) était un maître spirituel attentif aux préoccupations et aux problèmes de son époque. Il montre la dimension mystique et visionnaire du personnage, car ses écrits du milieu du XXe siècle, dont certains ont été rédigés au début de la guerre d'Algérie, éclairent non seulement les problèmes que rencontre l'Islam, mais aussi l'ignorance qui forge le jugement de l'Occident sur le monde musulman. Un document spirituel inédit pour découvrir ou approfondir la connaissance de l'Islam et de sa mystique : le soufisme.
Mawlânâ Djalal al-Din Rumi: Le Mesnevi : 150 contes soufis
Ces cent cinquante contes soufis sont tirés du Mesnevi, oeuvre essentielle de Rumi, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs, poète, mystique et sage du XIIIe siècle. Considéré comme un commentaire du Coran, le Mesnevi ne fut pas seulement étudié dans le cadre des confréries, mais aussi dans les mosquées. Des commentaires et des traductions du persan virent le jour et leMesnevi devint l'une des sources reconnues de l'enseignement traditionnel. Versets du Coran, Hadiths, légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, péripéties de la vie quotidienne provoquent l'inspiration de Rumi et illustrent l'enseignement soufi, à la fois tradition vivante, simple et accessible par tous, et sagesse universelle.
Jonathan Littell : Les Bienveillantes
" En fait, j'aurais tout aussi bien pu ne pas écrire. Après tout, ce n'est pas une obligation. Depuis la guerre, je suis resté un homme discret; grâce à Dieu, je n'ai jamais eu besoin, comme certains de mes anciens collègues, d'écrire mes Mémoires à fin de justification, car je n'ai rien à justifier, ni dans un but lucratif, car je gagne assez bien ma vie comme ça. Je ne regrette rien: j'ai fait mon travail, voilà tout; quant à mes histoires de famille, que je raconterai peut-être aussi, elles ne concernent que moi; et pour le reste, vers la fin, j'ai sans doute forcé la limite, mais là je n'étais plus tout à fait moi-même, je vacillais, le monde entier basculait, je ne fus pas le seul à perdre la tête, reconnaissez-le. Malgré mes travers, et ils ont été nombreux, je suis resté de ceux qui pensent que les seules choses indispensables à la vie humaine sont l'air, le manger, le boire et l'excrétion, et la recherche de la vérité. Le reste est facultatif." Avec cette somme qui s'inscrit aussi bien sous l'égide d'Eschyle que dans la lignée de Vie et destin de Vassili Grossman ou des Damnés de Visconti, Jonathan Littell nous fait revivre les horreurs de la Seconde Guerre mondiale du côté des bourreaux, tout en nous montrant un homme comme rarement on l'avait fait: l'épopée d'un être emporté dans la traversée de lui-même et de l'Histoire.
Rinpoché Sogyal: Le livre tibétain de la vie et de la mort
Dans cet ouvrage, Sogyal Rinpoché concilie l'ancienne sagesse du Tibet et la recherche contemporaine sur la mort et les mourants, sur la nature de l'esprit et de l'univers Le Livre Tibétain de la Vie et de la Mort clarifie, pour la première fois, la vision complète de la vie et de la mort t telle que nous l'offre la tradition tibétaine. L'auteur explique notamment. les " bardos ", ces états de conscience après la mort qui ont tant fasciné et fait s'interroger artistes, psychologues, scientifiques, médecins et philosophes occidentaux depuis la publication, en 1927, du Bardo Thödol (le Livre des Morts Tibétain). Sogyal Rinpoché montre que dans la mort, comme dans la vie, l'espoir existe et qu'il est possible à chacun de nous de transcender sa peur ou son refus pour découvrir ce qui, en nous, survit et ne change pas. Il propose des " pratiques " simples mais puissantes que chacun, quelle que soit sa religion. ou sa culture, peut accomplir afin de transformer sa vie, se préparer à la mort et aider les mourants. Ce livre présente également une introduction lucide et complète à la pratique de la méditation, ainsi qu'aux notions de renaissance et de karma. A ceux qui accompagnent les mourants, l'auteur indique comment les assister avec amour et compassion et comment leur apporter l'aide spirituelle à laquelle tout être humain a droit. A ceux qui travaillent en milieu hospitalier, médecins ou personnel soignant, il donne des conseils qui enrichiront leur expérience. L'auteur nous fait partager sa vision personnelle de l'expérience de proximité de la mort (NDE) selon la perspective tibétaine. Le Livre Tibétain de la Vie et de la Mort n'est pas seulement un chef-d'œuvre spirituel. C'est aussi un manuel, un guide, un ouvrage de référence et une source d'inspiration sacrée
Jean d' Ormesson : La Création du monde
Quatre amis – Edgar, un psychiatre ; André, un grand patron très subtil ; François, professeur de physique mathématique appliquée aux sciences de la vie ; et le narrateur – passent comme chaque année huit jours de vacances dans une île de la Méditerranée orientale. Edgar a apporté un manuscrit que lui a envoyé un certain Simon Laquedem. Il ne connaît rien de l’auteur. Le texte l’intrigue. Il voudrait savoir ce qu’en pensent ses trois amis. Le groupe décide d’en lire chaque jour quelques pages.
Dans son livre, Simon Laquedem raconte qu’il est la proie de rêves s’articulant les uns sur les autres au point qu’il n’arrive plus à les distinguer de la réalité… Un ange vient lui annoncer qu’il est le nouvel Abraham, le nouveau Moïse, le nouveau Mahomet et que Dieu insiste pour lui parler. Dieu lui apparaît et lui raconte successivement avec simplicité et clarté, parfois avec gaieté, à la stupeur des quatre amis, les origines de l’univers, le big-bang, l’espace et le temps, l’eau, l’air, la vie si tragiquement passagère des hommes, leur pensée et leur histoire, les dramaturgies du savoir, de l’ambition, de l’amour et du sexe.
Entre Bible et bande dessinée, entre texte sacré et canular, cette lecture quotidienne constitue une sorte d’odyssée risible de l’esprit qui provoque chez les quatre amis des réactions opposées. Pour Edgar, Simon est un fou dont les délires l’intéressent. Pour François, c’est un imbécile dont il combat les propos avec fureur. André s’en fiche un peu et le narrateur compte les coups. Au terme des huit jours, un double renversement – le groupe a été manipulé par le narrateur, mais le narrateur est peut-être manipulé par quelqu’un d’autre – donne comme un sentiment de vertige. Aux quatre amis d’abord. Et aussi au lecteur pour qui le livre tend à remplacer toutes les bibliothèques imaginaires et réelles.
Jean Baudrillard: La société de consommation
La société de consommation repose sur son propre mythe : « Si la société de consommation ne produit plus de mythe, c’est qu’elle est elle-même son propre mythe. À un Diable qui apportait l’Or et la Richesse (au prix de l’âme) s’est substituée l’Abondance pure et simple. Et au pacte avec le Diable le contrat d’Abondance. » (****)
Gaston Bachelard: L'eau et les rêves
“C'est près de l'eau que j'ai le mieux compris que la rêverie est un univers en émanation, un souffle odorant qui sort des choses par l'intermédiaire d'un rêveur.... (*****)
Junichirô Tanizaki : Eloge de l'Ombre
Cet essai est un hommage à la philosophie du quotidien au Japon. Tanizaki, révèle en quoi l'ombre est plus précieuse que la lumière, ce qu'elle contient de sensuel et d'inquiétant, de fraîcheurs et de promesses raffinées. De l'art oratoire qui cultive l'ellipse aux pauses nécessaires du langage, de l'intimité du cabinet d'aisance aux subtils nuances du papier et de l'encre japonaise, de la superiorité du jade sur le diamant ou les pierres brillantes, aux vaisselles laquées qui dissimulent pour le plaisir de l'esthète le contenu mystérieux dans le noir profond de son contenant. Sans compter bien sûr la place importante dédiée aux théâtres d'ombres, au kabuki et au nô. L'éloge de l'ombre c'est aussi l'éloge du Japon avant la réforme Meiji, c'est l'éloge d'une culture et d'un art de vivre.
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